Quelles sont les raisons d'aider les enfants du Sénégal ?
Synthèse de plusieurs articles sur l'environnement scolaire, parus en décembre 2004 dans un journal national du Sénégal.
Des lieux scolaires dégradés :
Les établissements scolaires sont considérés par les populations comme des "espaces" auxquels chacun à droit.
"Pratiques et accessibles à tous", ils deviennent alors souvent des lieux d'activités de toute sorte mais non scolaires : marchés, dépotoir, refuge pour sinistrés, abris pour les marginaux, lieu d'aisance…
Ces activités sont génératrices de nuisances aux antipodes des conditions nécessaires pour travailler.
Un tableau peu reluisant :
Les écoles sont confrontés à l'absence ou l'insuffisance d'équipements : latrines, cantines scolaires, clôtures mais aussi à :
- la pauvreté
- l'absentéisme
- le laxisme de certains maîtres
- l'occupation sauvage de leurs abords par les marchés
- l'insuffisance des visites médicales
- la violence
- les résultats scolaires insuffisants
- des taux d'abandon élevés.
Une étude a notamment montré que sur 6.060 écoles élémentaires au Sénégal, 3.080 soit près de 59% n'ont pas d'eau, environ 2.850 manquent de blocs sanitaires et 36% ne sont pas clôturées.
L'étude a également fait apparaître l'existence de disparités régionales telle que l'absence d'eau potable dans les écoles de Tambacounda (81%), Louga (71%) et Kolda (63%) ou l'abscence de clôtures autour des écoles de Fatik (81%), Kolda (45%) et Tambacounda (41%).
L'absence des conditions d'hygiènes, de sécurité et de calme nécessaires à l'encadrement des enfants dans les établissements entraîne un faible taux de scolarisation.
De plus, les maladies, particulièrement présentes en milieu rural, affectent facilement les enfants et affaiblissent par conséquent le taux de fréquentation.
Cette situation de l'environnement scolaire serait, en partie, à l'origine de "problèmes majeurs du système éducatif comme la faiblesse des performances des élèves, les redoublements et les abandons"*.
Un effort commun
L'Inspection d'Académie ne peut pas agir seule pour améliorer l'environnement scolaire, c'est pourquoi les autorités académiques prônent [...] l'information et la sensibilisation des populations qui doivent comprendre que l'éducation des enfants est une affaire de tous [...]*.
Un autre problème survient en raison de la pression démographique : les classes sont en sureffectif et les écoles n'offrent plus d'espace d'extension en particulier à Dakar. Des infrastructures sont nécessaires mais les espaces disponibles sont rares.
Cependant l'Etat peut y faire face grâce à ses biens immobiliers et à la coopération.
La coopération, c'est la participation de chacun : l'Etat, les parents et la population et elle est nécessaire à l'amélioration de l'environnement scolaire.
Un projet en cours de discussion pour avoir des enseignants mieux préparés :
"faire du Service Civique National un passage obligatoire pour devenir volontaire de l'éducation"*, telle est l'ambition du ministre de la Jeunesse, M Aliou Sow.
D'après lui "les jeunes qui ont passé deux années de volontariat civique et dont la plupart ont le minimum du Brevet de fin d'études moyennes, sont mieux préparés à tenir une classe et peuvent surtout inculquer aux élèves de bons comportements civiques"*.
Sources : Le SOLEIL - Journal National du Sénégal** : édition du 07/12/2004 ramenée par un membre de l'association
Dossier "Détérioration de l'environnement scolaire"- les journalistes A. Diawara, D. Mané et M. L. Badji lancent un SOS pour les écoles en danger.
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